La semaine prochaine, ça fera deux mois que je suis au chômage. Deux mois, huit semaines et demi, cinquante-neuf jours. Le temps est long, horriblement long et ça risque de ne pas s’arranger.

Et oui, en deux mois, j’ai du voir passer  deux ou trois annonces dans mon domaine et dans ma région. Si j’élargis à toute la France, des annonces dans mon domaines il y en a pas mal. Si je regarde juste les offres d’emploi dans ma région il y en a pas mal aussi. Mais des annonces regroupant les deux ? C’est presque impossible à trouver. Et c’est carrément frustrant.

Mais ce qui est encore plus frustrant c’est que d’ici trois-quatre mois, si jamais je ne trouve pas d’emploi, je vais devoir penser à une reconversion professionnelle. Car si j’adore mon métier, c’est encore mieux de pouvoir travailler réellement…. Donc je risque de faire une formation me permettant de trouver du travail mais qui ne m’intéresse pas vraiment. Autant te dire que cette idée ne me plaît pas du tout mais bon.

Et au summum de la frustration, c’est cette impression qu’on ne me laisse pas ma chance. Parce que tu vois, mon métier je l’aime, vraiment. Et je pense que je suis plutôt bonne dedans. Durant mes études, j’ai effectué trois stages et les retours étaient toujours positifs. Pareil au niveau de l’emploi, j’ai eu deux jobs différents et à chaque fois, tous le monde étaient contents de mon travail. Mais on ne pouvait pas me garder faute de diplôme pas assez haut (j’ai une licence et les employeurs voulaient un master) ou faute de budget tout simplement.

Alors oui je sais :  » Mais il ne faut pas penser comme ça, soit positive ! Utilise ce temps pour toi, vois ça comme des vacances…. ». Blah blah blah. Je suis d’accord avec ça, et j’essaie vraiment de vivre la situation au mieux, mais ça commence à faire long pour moi. La positive attitude, ça fonctionne pas trop contre la frustration et l’impression d’être inutile.

Je sais que c’est la vie, que je ne suis pas la seule dans ce cas et que la vie continue. Mais des fois c’est dur, cette impression que la vie continue sans toi.