Cela fait bientôt 3 ans que j’ai déménagé de Bruxelles à Strasbourg, et cet été j’ai eu une grosse révélation : pour rien au monde je ne reviendrai m’installer en Belgique. 

Depuis que je suis à Strasbourg, je saoule un peu beaucoup mes proches en leur disant à quel point je préfère vivre à Strasbourg. Mais cet été c’était particulier. Je suis partie pour 10 jours (période la plus longue que j’ai passée à Bruxelles depuis mon déménagement) et je dois le dire, j’ai trouver ça long.

En arrivant à Bruxelles, je me suis sentie comme une étrangère. En prenant le tram pour faire le trajet que j’ai fait pendant plus de 6 ans, je me suis sentie un peu perdue, un peu désorientée. C’était bizarre. Pareil quand je suis arrivée dans le quartier de mes parents, quartier où j’ai grandi d’ailleurs, alors que j’y ai vécu pendant plus de 20 ans.

Pendant ces 10 jours, je me suis vraiment sentie comme une touriste. Perdue en voyant tous ces changements de la ville, en voyant le piétonnier se métamorphoser, les commerces qui ont ouvert, et ceux qui ont fermé. Je me suis pris une grosse claque, cette ville ne fait désormais plus partie de mon présent mais de mon passé.

Aussi, je n’ai pas pu m’empêcher de faire plein de comparaison avec Strasbourg. « Han, c’est pas mal ça, on a la même chose à Strasbourg » , « Oooh c’est bizarre ! A Strasbourg, on fait ça comme ça« … Mais surtout, j’ai presque été soulagée de partir. Heureuse de retrouver une ville que je connais et que j’aime.

Je ne t’explique pas la joie que j’ai ressentie lorsque la tour de la Cathédrale de Strasbourg est apparue au loin à travers la vitre du train. Ce bien-être qui m’a envahi en descendant sur le quai. J’étais de retour à la maison, Strasbourg est désormais ma maison.